1 an de A2 : le bilan | Episode 1

Vous hésitez à franchir le pas et à ouvrir la porte de la moto école la plus proche de chez vous ? Je suis passée par là. Après un an de permis A2, je vais porter un regard critique sur mes choix et mon évolution de jeune motarde.

Le choix de la moto-école

Première étape pour la majorité d’entre vous, sélectionner la moto-école qui va vous accompagner durant votre parcours initiatique.

Permis moto

Le permis moto en accéléré

De mon côté, je me suis d’abord tourné vers l’établissement le plus célèbre de mon ancien domicile : une moto-école spécialisée dans le passage du permis en accéléré. C’est un jour de neige que j’ai réalisé ma séance test de 4h, qui permettait de savoir si je pourrais prétendre au permis en 1 semaine.

Alors que je n’avais jamais fait de deux-roues motorisé, me voilà propulsée sur une MT-07 flambant neuve, entourée d’une quinzaine d’autres candidats. On nous explique les bases : nous apprenons à repérer le point de patinage de la moto et à lancer l’engin sans utiliser l’accélérateur, puis à freiner de l’avant.

Direction ensuite le circuit qui jouxte la moto-école pour réaliser nos premiers passages de vitesse, virages, et enfin freinage d’urgence. Etant donné le nombre de débutants, impossible pour le moniteur d’individualiser : les explications et les remarques se font en groupe, puis c’est reparti. Autant vous le dire tout de suite : j’étais terrorisée. La MT-07 envoie du lourd quand on n’est jamais monté sur une bécane, et l’exercice de freinage d’urgence exige de bien lancer la moto, donc de bien accélérer. Or j’ai appris 1h30 plus tôt à n’utiliser que l’embrayage. Pour moi, c’est totalement contradictoire. La chute spectaculaire de l’un des élèves me fait comprendre que je ne suis pas la seule en galère, mais aussi que cette méthode de formation n’est pas faite pour tout le monde. De son côté, la séance se termine sur le bitume : il refusera de remonter en selle. Mon résultat n’est pas plus brillant que le sien. Certes, je ne suis pas tombée, mais je n’ai pas réussi à atteindre la vitesse minimale de 50 km/h requise pour cet exercice de l’ancien plateau.

J’ai voulu passer le permis pour me faire plaisir, pas souffrir

Histoire de nous détendre et de finir sur un bon souvenir, le moniteur nous laisse alors faire 2 tours complets de circuit. Après 3h de stress permanent face à la nouveauté, mon cerveau sature. Je me plante dans un virage car je ne maîtrise pas du tout mon regard et peine à remettre la moto sur la piste : me voilà super en retard sur les autres. Mon deuxième tour se temrinera bien après le reste du groupe, totalement humiliée. Je ne sais toujours pas comment j’ai fait pour qu’elle ne tombe pas lorsque je l’ai manoeuvrée dans l’herbe et la boue!

Le débrief du professionnel est sans appel : impossible pour moi de prétendre à la formation accélérée. Non seulement je m’en doutais, mais je suis soulagée. Je savais que ce ne serait pas facile d’apprendre à piloter, mais je suis aussi fait peur à maintes reprises durant ces dernières heures. Or, j’ai voulu passer le permis pour me faire plaisir, pas souffrir !

Changer de moto-école

Je vais rester tellement tendue de cette première approche de la moto que je vais souffrir de contractures musculaires et d’insomnie plusieurs jours durant. Quelques heures de recherche sur le net vont me remotiver : non, je ne suis pas un cas désespéré ! J’ai simplement choisi une formation moto qui ne me correspond pas. J’appelle alors immédiatement le standard pour annuler mes premières leçons et me tourner vers un type d’apprentissage qui me correspondra mieux.

C’est bien plus loin de chez moi que je vais finalement trouver mes futurs enseignants. Je me permets de leur faire de la pub dans cet article car ils ont dû me supporter durant de longs mois, voir Episode 2, ils méritent donc toute mon admiration !

Sud Oise Conduite Moto école

Je passe la porte de la moto-école Sud-Oise et donne le ton immédiatement à la secrétaire : j’ai tenté de m’inscrire ailleurs, je me suis fait peur, mais je ne laisserai pas tomber. La boule au ventre, je crains qu’ils n’acceptent pas les canards boiteux dans mon genre. Bien au contraire : elle fait preuve de transparence. Je ne suis pas la première à les contacter après une expérience de ce genre, mais mon déblocage ainsi que la perte d’éventuelles mauvaises habitudes va prendre du temps. De plus, les moniteurs sont très compétents, mais ils sont aussi francs et il ne faut pas que je m’attende à être dorlotée. Je signe le jour-même. Pour l’anecdote, c’est aussi ce jour-là que nous allons rencontrer pour la première fois Carotte, ma future première moto.

En revanche, j’ai l’obligation de repasser par un cours test d’une heure avant de démarrer les leçons, pour situer mon niveau. Un petit effort à consentir pour avoir un horizon dégagé pour mon permis moto.

Avec le recul ?

Je ne regretterai jamais ni d’avoir persisté malgré mes difficultés, ni d’avoir changé. La méthode des moniteurs de Sud Oise, Hervé et Sébastien pour ceux que j’ai fréquentés, m’a appris à rouler en sécurité dans la plupart des situations.

La formation en accéléré est particulièrement utile pour ceux qui roulent déjà en 125 ou sur circuit par exemple, ou des personnes particulièrement douées. Mais certains apprentissages sont, pour moi, dangereux.

Et vous, comment avez-vous fait le choix de votre moto-école ? Etes-vous encore en questionnement ? N’hésitez pas à commenter l’article !

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